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  • 4 décembre 2016 : Saintélyon
    Chloé raconte les 72km dans la nuit entre Saint Etienne et Lyon !
     

    Quelle inconscience de s'être inscrite à la Saintélyon ... Moi qui, avant septembre 2015, n'avait fait que des semi-marathons sur route ... La rencontre du club Trail Belfort Marathon a certainement contribué à ce que ce défi devienne réalité !

    L'avant course :
    Après le challenge décidé en juin, la décision d'y participer en septembre et l'inscription faite en octobre, je me suis mise en mode « entranements intensifs », à raison de 4 entraînements / semaine, tôt le matin, en journée ou en fin de journée, toujours dans l'espoir de ne pas me blesser et de progresser. Jamais je ne me suis forcée à m'entraîner ; à chaque fois surprise des progrès réalisés, et toujours à l'écoute des petits conseils, avertissements préconisés par les uns et les autres. Au final, près de 382 km parcourus ces 2 derniers mois ... La volonté et l'envie d'aller au bout m'ont servi pendant la course, mais l'aventure fut aussi au rendez-vous ! Et c'est ça l'esprit « trail » ...

    Etre prêt ?
    LA grande question ... On me l'a posée une paire de fois ... Comment le savoir ? Ce qui est certain, c'est que j'étais heureuse de participer, d'aller jusqu'au bout de mes rêves, et surtout d'être en pleine forme et d'avoir grandi au cours de ces semaines de préparation. Pour cela, j'avais déjà gagné beaucoup !

    Le jour J !!!
    Samedi 3 décembre 2016, ce fut le départ pour Lyon en famille, Thomas et les enfants. Nous avons sur place retrouvé mes parents. L'équipe d'assistance était au rendez-vous ; des supporters d'un soutien et d'un réconfort EXTRAORDINAIRES ! Mon dossard 7717 me portera-t-il chance ?

    L'attente ...
    Avant le départ, à minuit, il fallait se reposer, car une nuit blanche à courir, ça fatigue à ce qu'il paraît ... Faire des nuits blanches à faire la fête, je connaissais ; courir toute une nuit ... c'est autre chose (même si, j'avoue avoir déjà tenté une course en fin d'un mariage). Alors du coup, j'ai improvisé un couchage sous un escalier dans le Parc Expo de Saint Etienne pour me reposer une heure. Au réveil, une surprise m'attendait : ma tante et son ami étaient venus à l'improviste pour m'encourager !!! Etre entourée ainsi m'a fait vraiment chaud au cœur !

    Le départ :
    Il est temps de se préparer, d'aller sur la ligne du départ. On se retrouve avec Martin, un copain du club. On n'est pas en avance, du coup, on part dans la 5ème et dernière « vague » à 00h20. Il était temps car le froid se faisait sentir ... Les 8 premiers kilomètres dans Saint Etienne furent longs, sans vraiment d'intérêt mais surtout avec des participants qui allaient à vive allure. Du coup, j'ai pensé aux alertes des uns et des autres : ne pas partir trop vite ! J'ai vraiment bien fait de les laisser partir, car je les ai doublés ensuite !!!

    Les sentiers :
    Courir de nuit, avec un champ de vision limité, sur des routes et sentiers glissants (c'était gelé) mais aussi dans la boue, ce n'est pas évident ! J'ai eu beaucoup de chance de ne pas glisser ou de me faire mal. Dommage, je n'ai pu apprécier les paysages qu'à partir de 7 heures du matin, une fois le jour levé car la nuit était très sombre. Par contre, les lumières des frontales, ces bandeaux lumineux, étaient magnifiques ! Nous sommes passés dans des sous-bois, des routes, des chemins, dans des vergers, bref, il n'y avait aucune monotonie.

    Des douleurs ?
    A vrai dire, j'ai eu beaucoup de chance car je n'ai pas eu de douleur mis à part au ventre entre le 18ème et 25ème km et au dos (mon sac était certainement trop lourd ; trop prévoyante, j'avais pris à manger et à boire pour un régiment !!!). Un Spasfon et 2 Dafalgan plus tard, tout était rentré dans l'ordre. Oufff !! A partir de ce moment-là, ce fut un délice, une partie de plaisir comme je ne l'aurai jamais imaginée. Mon corps a assuré ! J'étais bien habillée (par -6°C...) et j'ai changé de chaussettes à mi-chemin, ce qui fait que je n'ai pas eu d'ampoule !!

    Deux mots qui font avancer ...
    Un bénévole sur la route, je crois que c'était au 20ème km, nous a lancé 2 mots : "BON VOYAGE". Sur le coup, j'ai trouvé cela plutôt étrange comme expression ... Pourquoi parler de « voyage » alors qu'on entend plutôt « bonne course » ? Au fur et à mesure des km, j'ai compris. Le voyage, ce n'est pas tant la course, mais un ensemble : toute la préparation en amont, les rencontres, les paysages, les sensations pendant la course puis "l'atterrissage" après le voyage avec l'envie de partager, d'en parler, de témoigner. Ce trail fut un vrai voyage initiatique ! Les bénévoles présents sur les sentiers par le froid mais aussi et surtout tous mes proches, mes parents (qui n'ont pas dormi de la nuit pour me retrouver à chaque ravitaillement), Thomas (pour sa patience au cours de ces derniers mois et la logistique du week-end), Pauline et Louis mes enfants (pour leurs dessins, leurs massages et l'aide pour franchir la ligne d'arrivée), mon frère et ma belle-sœur, ma marraine, ma tante, mes cousins et cousines, mes amis et membres du club qui m'ont envoyé des tonnes de messages durant la nuit (parfois jusqu'à mettre un réveil pour connaître mon avancée) et mon grand-père par ses pensées m'ont littéralement portée durant l'effort.
    Merci pour ces belles rencontres, vos encouragements, vos sourires, vos messages qui font qu'on est heureux d'avancer !!
    Merci aux membres du club de me faire vibrer à chaque sortie et spécialement à Lucia qui m'a fait découvrir plus qu'une passion, un état d'esprit !

    Le plaisir des descentes!
    Même si j'ai géré les montées (merci Vincent pour les bons conseils pour le balancé des bras), j'ai pris un plaisir dingue lors des descentes ! Une fois de plus, j'ai dévalé les descentes. Même dans les sentiers boueux, j'ai « tout lâché » en descente ; c'était trop trop bon !!! J'ai trop repensé aux membres du club qui « râlent » à chaque fois que je saute dans les flaques d'eau aux entraînements !!! Le parcours était certainement idéal, car sur 72 km, il y avait globalement autant de montées que de descentes (1730m D+ contre 2050m D-). Du coup, au 50ème kilomètres, comme je n'avais pas encore vu « le mur », j'ai accéléré, au point que ma famille m'a raté de quelques minutes ... Le rythme était trouvé, j'avais une pêche pas croyable !

    Ce fut une course extraordinaire !

    Résultat : 10h29, 3024ème sur 5154 ; 184ème féminine sur 514. Il me faudra quelques jours pour réaliser à quel point j'ai réussi ce défi !
    Comme quoi tout est possible !
    « Il faut se fixer des buts avant de pouvoir les atteindre » Michaël Jordan

    Merci à vous tous, et au plaisir de faire une nuit blanche avec vous sur les sentiers

    Chloé

    Une petite photo souvenir ...

  • 2 septembre 2016 : Ultra-trail Côte d'Azur Mercantour
    145km, 10000m de dénivelé positif ...
     
  • 19 juin 2016 : Trail du Mont d'Or
    Tour du Mont d'Or (26km) et Trail des Crêtes (17km) au départ de Métabief ...
     

    Un bon petit week-end de trail à Métabief, rien de tel pour commencer l'été. A reconduire !
    Les conditions météo étaient idéales, la boue était parfaite, bien grasse et glissante comme on l'aime.
    Nous étions 14 du TBM \o/ à nous être élancés sur les sentiers du Mont d'Or et de l'avis de tous : ça grimpe dur !
    L'entraînement au Salbert a montré ses limites pour ce type de dénivelé (+1450m sur le 26km, +750m sur le 17km). On a été plusieurs à ressentir des débuts de crampe sur la fin. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que tout le monde a fini et avec le sourire, notamment Marie-Laure qui est allée chercher une troisième place sur le podium.
    Une mention spéciale aussi à Eric qui a surmonté son angoisse pour passer tranquillement la ligne d'arrivée (tiens ? déjà arrivé ??), et ne t'inquiète pas, on te réinvitera !
    Le centre de détention où nous avons passé la nuit était bien mais pas top (je peux vous dire désormais qui ronfle au club).

    Voir les photos

    Les résultats :

    Trail des crêtes (17 km / 750 D+)
    Hervé - 1h54'20 - 139ème
    Doriane - 2h20'02 - 333ème
    Ensuite un bus de TBM en 02h39
    Gabrielle - 405ème
    Philippe - 406ème
    Marie Sophie - 407ème
    Nono - 408ème
    Eric - 2h51'20 - 420ème

    Tour du Mont d'Or (26 km / 1450 D+)
    Jef - 3h08 - 86ème
    Martin - 3h16'21 - 119ème
    Jean Marie - 3h38'47 - 199ème
    Roland - 3h50'24 - 251ème (il était chaud Roland ... mais c'était la fièvre !)
    Emilie - 3h52'51 - 256ème
    Anne - 3h55'15 - 263ème
    Marie Laure - 4h34'36 - 330ème

    Martin

  • 5 mars 2016 : Transgrancanaria
    83km sur l'île de Grande Canarie !
     

    La Transgrancanaria, c'est une course extraordinaire ! Superbe tracé, très très technique, surtout en descente, des paysages de toute beauté ! Des images à couper le souffle en direction de Teror, Tejeda et Garanon, des passages qui ressemblent parfois étrangement au grand raid de la Réunion, une descente sur Tunte incroyablement difficile, puis des kilomètres interminables dans un ancien lit de rivière et les 6 derniers kilomètres qui se réalisent uniquement au mental ! Grandiose, sublime, magnifique, une expérience inoubliable ... J'ai déjà fait 8 ultras de 100 à 180 km avec de gros dénivelés mais ce tracé de 83km de la Transgrancanaria restera pour moi une course hors du temps ! J'aurais aimé me positionner sur la version intégrale de 125km mais je ne passais tout simplement pas les barrières horaires ... et au final la ligne d'arrivée du 83km se mérite franchement et j'en suis sincèrement heureuse ! Résultat : 317ème sur 501 coureurs classés en 15h20, pas mal d'abandons aux 3 derniers check points, des souvenirs plein la tête, et surtout une course qui me rend confiante pour mon objectif de l'année prévu debut septembre, un 145km avec 10000 mètres positif ...

    Lucia

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  • 6 mars 2016 : Trail des Monts de Gy
    Les TBM enchaînent les trails !
     

    A peine passé le 1er kilomètre que la neige nous accompagne et ne nous quittera plus de la course. Le tracé du parcours est agréable, pas de dénivelé à vous couper les jambes ni de descente à vous rompre le cou. L'on vit même quelques instants de féérie en passant sous l'arche des branches courbées, parées de leur manteau blanc. Le paysage vaut son détour.
    Toutefois, à peine le 3ème km passé, on navigue dans un harassant océan de boue, ventousant les baskets au sol et rendant chaque pas très technique. Et enfin à hauteur de la Chapelle du Calvaire, l'expression "la bien nommée" parle d'elle même ...
    Cependant, les ravito très réguliers offrent un agréable réconfort ; sans parler des encadrants, très nombreux et présents tout au long du parcours, souvent là dans le seul but d'encourager les coureurs, ce qui alimente aussi le moral et permet de transcender quelque peu cette foutue boue qui colle aux pieds !!!
    Quelques chutes à recenser, inévitables vu le terrain et encore une arrivée directement dans la salle, judicieusement adossée à un généreux ravitaillement.
    En résumé, un beau parcours qui gagnerait beaucoup en plaisir d'être gravi par temps sec !

    Gabrielle

  • 21 février 2016 : Trail hivernal de la Moselotte
    Gabrielle nous fait revivre ce trail de Cornimont dans les Vosges ...
     

    C'est sous une bruine dense que l'on prend le départ de la course bien nommée "l'enfer des Vosges". Top départ en pente douce de (trop !) faible durée, puis on crapahute dans le vif du sujet par la quasi escalade d'un premier sacré talus. Les six premiers kilomètres s'enchaînent, implacables, et imposent un rythme d'alternance (surtout) de marche et de course, pour nous conduire sur des étroits sentiers menant jusqu'à une dense forêt.
    Vers les sommets le sol se fait plus hostile, mêlé de boue, de neige et de glace, la course devient d'avantage technique, bordée par la verdure poudrée des sous bois.
    Aucun répit cependant en dépit de la beauté alentours ! Au faux plat succède une descente abrupte et nombre de coureurs essuient la piste, portés par l'adrénaline et l'élan.
    Quelques bribes de chemins et à peine l'occasion de se redresser qu'arrive la glissade finale, toboggan de boue avant la dernière pente douce jusqu'à l'arrivée, placée à la sympathique surprise de tous directement dans le gymnase .... si bien qu'on douterait presque d'y être enfin arrivé !



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