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  • 14 mai 2017 : Trail des Forts
    Le récit de Rémy
     
    Nicolas et moi étions donc alignés sur le 48km, voici mes impressions :
    1ère étape ne pas rater le départ à 7h30. Réveil à 4h45 mais finalement réveillé à 1h, 2h, 3h par anticipation et puis 4h30 par ma fille. Après cette courte nuit on se retrouve avec Nicolas sur la ligne de départ dans la deuxième vague, quelques gouttes mais le temps devrait tenir.
    C'est parti, pas d'objectif de résultat mais juste gestion de course, pas de blessure et prendre du plaisir sur ce parcours que je ne connais pas. Le peloton s'étire, ça ne bouchonne pas trop, le terrain est un peu humide mais ça reste roulant, un peu glissant dans les descentes, j'adore ça. Les montées descente s'enchaine et un coureur m'avertit de l'approche du mur de Planoise. On verra mais en effet après un début de montée abordable on tourne droit dans la pente, les pluies de jours précédents ont rendu le terrain glissant, pas d'échappatoire dans les broussailles à gauche ou à droite, il faut avancer, ne pas s'énerver, trouver des appuis, et éviter de faire rouler les cailloux sur les copains d'en bas. Finalement je prends deux bouts de bois et ça me permet de franchir le mur. Après une super descente en single, arrivée au ravito de mi-parcours KM24, 3h.
    Une autre course commence. De long passage solitaire, le ciel s'assombri, la température baisse et on prend une bonne averse pendant au moins 30 min. Finalement ça se calme mais le terrain est alors plus ... compliqué. Attention les chevilles, ne pas se blesser, chaque montée, descente et devers deviennent délicats ou carrément un parcours d'obstacle. Et toujours penser à boire régulièrement, s'alimenter et quand même profiter des jolis passages dans les Forts, cascades, roches, grottes et crêtes.
    Retour des premiers rayons de soleil. Des encouragements à chaque carrefour. Arrivée au dernier ravito à la Chapelle des Buis, 5h de course. Il reste 9 km, je devrais pouvoir finir en moins de 6h sur cette fin de parcours au profil descendant mais voilà le dernier tronçon est commun à tous les parcours, 4600 participants. Les singles en montées et descentes sont devenus impraticables, c'est un champ de batailles, des coureurs sous les couvertures de survie le long de la descente accompagnés des soigneurs. Toujours les mêmes choses en têtes, ne pas se blesser, ne pas chuter, au minimum c'est la crampe assurée à ce moment de la course. Chacun son style : descente sur les fesses, façon skieur, façon accrochée aux branches, accrochés les uns aux autres ... On arrive toujours à descendre mais pour monter dans ces conditions c'est encore plus compliqué, les chaussures alourdis de kg de boues, sans accroche, le tracé du chemin initial n'est pratiquement plus visible, chaque coureur cherche sa voie, heureusement il y a de la solidarité dans ces moments. Puis pas après pas, on retrouve des chemins plus praticables et des portions de routes. On aperçoit la Citadelle. Passage par le zoo, les kangourous, les babouins, la statut de Vauban et autres mammifères ne semblent pas perturbés pas ce défilé incessant. Dernières montées des marches, pas de tapis rouge, mais une vue superbe sur les remparts, la ville de Besançon et le site d'arrivée, juste 200m à vol d'oiseau en contre bas. Il faut rester concentré dans la dernière descente avec des grosse marches irrégulières, les crampes ne sont pas loin. Dernier passage glissant le long du Doubs et c'est fini, 6h11 - 128ème, 2h après le premier qui est sur le podium quand je franchi la ligne. Il reste une grosse marge de progression.
    Parcours avec de très joli passage mais trop de concurrents, organisation très pro, un peu trop gros à mon goût pour garder un esprit trail.
    Un grand bravo à Nicolas qui finit son premier trail long en 7h16 – 338ème.

    Rémy

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  • 9 avril 2017 : Marathon de Paris
    Le premier marathon de Patricia
     

    A mon tour, de vous faire partager mon 1er marathon, donc Paris. Je vais faire court.
    Après 12 semaines de préparation avec le froid qu'on a connu en Janvier et la pollution cela n'a pas été facile. Beaucoup toute seule, mais certains avec Emilie et Jean-Marie que je tiens à sincèrement remercier. Jean-Marie tout d'abord pour tes précieux conseils en tant que marathonien et qui pensait que j'allais faire mieux, et toi Emilie, pour t'être adaptée à mon allure, et ton soutien.
    Enfin le jour J, nous arrivons, Emilie, Marie, et les copines, Place de la Concorde, certains(es) couraient déjà, première vague d'émotion, nous voilà entrain de contourner les barrières de sécurité. Là, nous sommes sur les Champs Élysées, quand j'ai vu cette immense foule, incroyable à voir et à imaginer que 56 999 personnes sont là comme moi pour relever ce défi.
    Je rentre dans le couloir des 4H30 avec ma copine Laurence, nous descendions tout doucement vers la ligne de départ et je me mets à pleurer très émue par ce que je suis entrain de vivre.
    Le départ, je rentre dans ma bulle pour gérer au mieux ma course, très beau parcours, on est encouragé tout le long par les spectateurs, une superbe ambiance. Voilà le mur des 30 km, un cap difficile pour beaucoup. Je ne l'ai pas connu. Pour moi les 5 derniers kilomètres ont été longs, j'étais fatiguée, le moral en baisse, beaucoup marchaient, souffraient. Et Là, je vois la meneuse d'allure 4h30, donc me voilà remotivée.
    J'ai enfin dépassé cette ligne d'arrivée, je me remets à pleurer et je repense à tout ce travail pour y arriver. Mon objectif était de le finir.
    1er marathon réussi et très fière de moi. Merci à Florence ma « coach », pour son soutien depuis que je fais du sport, à mon trésor « Léna », ma famille, mes amis, Nazia qui m'a envoyé son plan « marathon » et son soutien depuis le début de mon aventure, Lionel, Emily, Gaby, Rémy, François, que j'ai vu lors de mon dernier entraînement au stade, Marie, Annick, Laurence.

    Un message tout à fait personnel : encouragez, motivez, aidez votre famille, vos amis, selon vos possibilités, à aller jusqu'au bout de leurs rêves, de leur but, de leur objectif.

    Patricia


  • 8 avril 2017 : Ultra Montée du Salève
    Les récits de Vincent et Thomas
     

    Le récit de Vincent :

    Mes amis,
    Avant même de savoir que j'allais commencer un nouveau travail en Haute Savoie, je m'étais inscrit sur l'Ultramontée du Salève. M'ont rejoint sur cette course Lucia, Julien et Thomas.
    Nous nous sommes retrouvés la veille au soir pour un pique-nique au sommet du Salève (appelé aussi le balcon de Genève) avec une vue superbe sur la chaine des Alpes et un magnifique couché de soleil.
    Le format de course est original mais intéressant. Le but est de faire un maximum de montées (815 m D+ sur 5 km) avec la descente en téléphérique décomptée du chrono. C'est tout simplement génial !
    Le plaisir est immense car pas de descentes traumatisantes, une vue à couper le souffle, des ravitaillements impressionnants de choix, des bénévoles efficaces et sympathiques, ... enfin bref QUE DU BONHEUR !
    Je donne les résultats pour les plus compétiteurs d'entre vous :
    Vincent : 4 montées en 4h27
    Julien : 4 montées en 4h54
    Lucia : 3 montées en 4h12
    Thomas : 3 montées en 4h52

    Vincent


    Le récit de Thomas :

    Lucia avait eu l'idée de nous entraîner dans ce défi un petit peu (beaucoup) fou : participer à cette épreuve, qui consiste, six heures durant, à effectuer le plus grand nombre possible de montées du Salève, en utilisant pour la descente le téléphérique.
    Donc de la montée, rien que de la montée, un effort en continu sur un parcours de 5,8 km comportant une montée sèche de 3,5 km pour 840 m de dénivelé. Vous imaginez ?
    Une montée correspond à plus d'une montée du Ballon d'Alsace, et à plus de quatre montées du Salbert !
    Oui, il faut être un petit peu fou pour faire partie de Trail Belfort Marathon.
    Après quelques heures de route vendredi 7 avril, nous nous retrouvions, Lucia, Julien, Vincent et moi sur le sommet du Salève, pour un pique nique, avec pour panorama, d'un côté le majestueux Mont-Blanc, dans une teinte rose, de l'autre côté le soleil se couchant sur Genève.
    Oui, le Salève est le « balcon » de Genève. Il s'agit d'une montagne des Préalpes située dans le département de la Haute-Savoie, avec un point culminant de 1379 m.
    Samedi 8 avril, à 10 heures, nous nous sommes donc élancés à l'assaut de la montagne, en partant de la gare inférieure du téléphérique du Salève.
    Vincent et Julien ont réussi l'exploit de faire quatre montées, Lucia et moi celui d'en faire trois.
    Cette épreuve, avec l'effort qu'elle induit, est très singulière.
    Au risque de paraître rébarbative (que de la montée) pour certains, il s'agit en fait d'une course très intéressante en ce sens qu'elle permet vraiment de travailler sur l'osmose entre capacités physiques et mentales.
    Nul doute que TBM répondra présent pour la version 2018 !

    Thomas

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  • 2 avril 2017 : semi-marathon de Mulhouse
    Le récit de Jean-François
     

    Bonjour à tous,

    C'est à mon tour de vous faire partager le récit de mon premier semi-marathon (et première course) dans cette région (ok Mulhouse c'est en Alsace mais bon) où je ne suis que depuis le mois de septembre. :-)

    C'est avec une grande impatience que j'attendais de me tester sur cette distance que je n'ai fait qu'une fois en 2015, lors du semi-marathon de Beaune.
    A cette époque j'avais réalisé un temps de 1:26:13. Avec deux année de plus (et oui on vieillit) mais un super entrainement au sein du club Trail Belfort Marathon (fayot :)) je me demandais bien ce que cela allait donner. Je suis allé chercher mon dossard la veille et ainsi découvrir Mulhouse par la même occasion.

    Réveil à 6h30, ma femme et ma fille m'accompagnent. Ça c'est top. Je vais avoir droit aux encouragements et à l'assistance. Trop bien de garder son coupe-vent jusqu'au départ et le quitter au dernier moment. Il y a du monde, plus de 1000. Ça se bouscule au départ et la tension monte. Il y a une super ambiance et le speaker chauffe la foule et les compétiteurs. Je ne suis pas trop mal placé mais on nous demande de reculer et je me retrouve de plus en plus loin, il va falloir jouer des coudes. Boom !!! c'est parti. On piétine, ça n'avance pas, je ne suis pas à ma place je n'arrive pas à m'extirper de la masse. Allez un effort, ça s'éclaircit, je mets les watts, je regarde ma montre, 17,5 km/h faut se calmer, je dois tourner au alentour de 15 km/h de moyenne si je veux assurer tout au long du parcours. Au bout d'un kilomètre je récupère un groupe qui semble avoir une bonne moyenne, on tourne à 15,4 km/h. C'est le début, je suis la cadence. Je me retourne pour voir si le meneur d'allure en 1h30 est loin, c'est ok, la route est a moi. Pas d'excès, il faut faire attention au compétiteurs qui font le semi en relais (10km + 11km) car ils vont plus vite. Les kilomètres s'enchaînent, il fait frais et l'humidité de la pluie de la nuit me permet de ne pas avoir soif. De toute façon je n'ai emmener qu'un gel énergétique, je voyage léger il y a des ravitos tout les 5 kilomètres. S'il avait fait chaud comme la veille j'aurais emmener une gourde de 250 ml au cas ou. Enfin bon, chacun fait comme il veut. Mon groupe commence à peiner je vais devoir les laisser et récupérer le groupe de devant qui est à peine plus loin. Il y a du vent de face, je tombe à 14,2 km/h. Aïe, pas bon ça j'accélère pour récupérer le groupe de devant. Que de dépenses énergétiques qui risquent de me coûter cher sur la fin. Je rentre dans le groupe (environ 10 personnes), je suis à l'abri du vent et je retrouver une moyenne de 15 km/h environ. On va bientôt passer les 10 km. C'est le relais pour ceux qui font le semi à deux. Ça démarre sec, il ne faut pas les suivre. Je suis dans un groupe qui me va bien. Il y a de temps de temps des petites montées d'environ 50 mètres qui font mal aux jambes pour passer au dessus des voies ferrées ou autres obstacles. En plus le vent est quelque fois de face et ça freine beaucoup, il faut lutter, les kilomètres s'additionnent, ça devient dur de garder la moyenne. Je dois encore changer de groupe, idem j'accélère pour récupérer un autre groupe. A partir de maintenant les groupes bougent de moins en moins et les personnes qui ne se connaissent pas ou n'ont pas l'habitude de ces distances sont loin derrière. Kilomètres 15, je prends un gel. Le gout sucré me relance, j'ai de bonnes sensations. Aïe, une grosse montée qui fait mal, c'est la plus dure et il y a du monde pour nous encourager. Nous étions 4 dans mon groupe et il y en a un qui nous dit qu'il ne peut plus suivre. Son collègue qui a le même maillot lui dit qu'ils se reverront à l'arrivée. On arrive au sommet et là descente, un oeil sur la vitesse, 17,1 km/h ça va vite mais niveau forme ça a l'air de tenir. Je conserve la cadence. En bas de la côte, une personne de l'organisation nous dit que nous sommes dans les 100 premiers puis plus loin, j'apprends que je suis 67 ème. Mais moi je cours après le chrono, j'espère faire en dessous des 1h30. Allez encore 2 kilomètres, ça devient dur et j'ai un début de crampe derrière la cuisse gauche. Ha non pas si près de l'arrivée. Surement le Big Mac de Mac Do que j'ai mangé la veille qui me joue un tour. J'avais quand même mangé des pâtes le midi :) :). Bon fausse alerte ça passe. Dernier kilomètre, l'approche de la ligne d'arrivé donne des ailes. 15,9 km/h nous sommes deux à présent, on serre les dents. Ça va de plus en plus vite. Les petites ruelles semblent interminables. Je double de nombreux concurrents sur la fin mais je suis toujours suivit. Il va falloir accélérer pour ne pas se faire avoir au finish. L'arche de l'arrivée est en vu, je lance mes dernières forces dans un sprint et je passe la ligne en 1:25:47 / 60 ème sur environ 1000 participants. Je suis heureux j'ai réussi mon objectif, je suis en dessous des 1h30. Je fais ensuite connaissances avec mon fameux adversaire qui m'a suivi sur ces derniers kilomètres (il finit juste derrière moi à 1 s) et qui me remercie de l'avoir aidé en me suivant. Je lui retourne le compliment car il m'a également permis de conserver un bon rythme jusqu'à la fin. C'est beau le sport :-) :-). Il va faire le marathon de Paris le weekend prochain; Donc au final super content, le temps un peu gris mais finalement c'est pas plus mal. une super ambiance, ma petite famille à l'arrivée et des ravitos énormes avec plein de produits sportifs et diététiques à goutter. Des masseurs, kiné etc et même le petit verre de bière gratuit. Donc une belle sortie.

    Voilà, j'espère que mon petit compte rendu vous aura plus.
    Je n'ai pas vu Mathieu R. mais il était dans le classement.
    J'espère que ça s'est bien passé pour lui aussi.

    A bientôt,
    Jean-François

  • 19 mars 2017 : Trails du Ventoux
    Les récits de Julien et Lucia
     

    Le récit de Julien :

    Pour faire contraste avec le gras des éoliennes, du côté du Ventoux on peut dire qu'on a été plutôt gâté niveau météo, paysage et conditions de courses. Mes compagnons de voyage (Lucia, Micha, Roger, Gab, Dom, Vincent) pourront confirmer.
    Du soleil, un poil de vent au sommet (pas de quoi s'envoler non plus), un parcours au top niveau des paysages et des passages techniques, des roches, de la neige, des grottes ...
    Bref, un super trail dans ce mont Salbert puissance 1000 !
    Le classement anecdotique, vu les pointures on pouvait pas jouer, le vainqueur passe la ligne alors qu'on est même pas à mi-course ! Pour ma part 7h28 pour abattre les 46 bornes, l'essentiel est de finir content !
    La photo finish est une petite preuve de cette belle météo à 1911m de haut !

    Julien


    Le récit de Lucia :

    Le Ventoux, on l'appelle aussi le Géant de Provence. Et il porte bien son nom !

    Dimanche 19 mars, 8h, départ du 46km avec 2138m+ pour Julien, Roger et moi. 9h30, départ du 26km avec 1164m+ pour Micka. Avec nos 3 supporteurs (Gab, Vincent et Dom) venus nous encourager sur le parcours en faisant une marche de 18km et pratiquement 1000m+ !
    Le tracé du 46km nous amène au sommet, une montée d'une vingtaine de kilomètres, sur des sentiers techniques où le pied peut jouer avec le terrain ; la descente est souvent caillouteuse entrecoupée de petites grimpées costaud qui calment bien ! Bref une très très belle course où la ligne d'arrivée se mérite : tracé exigeant, itinéraire sauvage, paysages magnifiques,... une course à refaire !
    Résultats ? Julien (trop trop fort !) en 7h28 classé 683ème, Lucia en 7h49 classée 784ème et Roger en 8h04 classé 834ème sur 1139 coureurs partants et 918 classés. Sans oublier Micka sur le 26km en 4h24 classé 428° sur 609 coureurs partants et 498 classés.

    Lucia

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